Pourquoi c’est si étonnant
L’âge n’est pas obtenu en comptant des anneaux de croissance. Les requins du Groenland ne possèdent pas les structures dures utilisées chez de nombreux autres poissons. Les chercheurs ont donc daté au radiocarbone des protéines du noyau du cristallin, formées tôt dans la vie et conservées pendant la croissance.
Que se passe-t-il réellement ?
Ces âges spectaculaires comportent une véritable incertitude statistique. L’étude publiée dans Science en 2016 a analysé 28 femelles et soutenu une longévité d’au moins 272 ans. Pour le plus grand animal, d’environ cinq mètres, l’estimation centrale était de 392 ans avec une marge très large de ±120 ans. Il est donc plus rigoureux de parler d’âge « estimé » que d’affirmer exactement 400 ou 500 ans.
Le détail qui rend ce fait encore plus étonnant
Cette lenteur biologique a aussi des conséquences écologiques. La NOAA décrit une croissance extrêmement lente et l’étude originale a estimé la maturité sexuelle seulement après environ un siècle et demi. Une population qui met autant de temps à produire des adultes peut se remettre très lentement de la pêche ou des captures accidentelles.
Sources
NOAA Ocean Service — How long do Greenland sharks live?
PubMed — Nielsen et al., Science (2016)